Véronique Billat, directrice du LEPHE à Evry, fleuron de la science de l’entraînement sportif, peut être fier de son succès. Cette chercheuse hors pair vient, en effet, de recueillir, en continu, les premières données concernant la consommation d’oxygène ainsi que les adaptations physiologiques (cardiaques, respiratoires et énergétiques) d’un être humain au cours de l’ascension du Mont-Blanc. «On peut désormais établir une feuille de route physiologique d’un individu pour l’aider à gravir mais surtout à descendre dans les meilleures conditions», explique la chercheuse.
Les seules mesures de terrain disponibles ont été prises en 1983, au sommet de l’Everest, par une équipe de scientifiques américains. Mais elles sont inexploitables. Les ampoules qui ont servies à recueillir les échantillons d’air expiré n’étaient pas hermétiques. De plus, les données analysées à postériori ne permettent pas de rentrer compte des différentes adaptations physiologiques du corps humain en plein effort.
L’équipe qui fut composée du guide Benoît Profit (39 ans), du cinéaste Antoine Bonfils (34 ans) et de la Physiologiste et Directrice du LEPHE, Véronique Billat(45 ans). Ils ont réussi l’exploit de monter sur leur dos les outils nécessaires à de telles mesures y compris l’ordinateur portable (sacs portés entre 12 et 28 kilo de Véronique à Benoît).
Si cette première expérimentation, menée en partenariat avec la mairie de Saint-Gervais, représente déjà un grand pas au niveau scientifique, médical et industriel, ce n’était qu’une répétition générale avant le test à grand échelle. Le week-end du 23 juin, ce sont, en effet, huit volontaires néophytes et alpinistes, équipés d’analyseurs de gaz, qui tenteront l’ascension du Mont-Blanc dans des conditions similaires. 

Waoh, du sable à la neige c'est vraiment un super exploit,génial, bravo.Il fallait oser ,respect
J-F (mds 05)
Rédigé par: vincent j-françois | septembre 23, 2006 à 04:28 PM